L’atelier

Un atelier à taille humaine, au rythme du four.

sxeseis est un petit atelier-boutique nantais. On y fabrique de la vaisselle, des vases et des objets en grès ; on y accueille des ateliers ; et on y accepte chaque saison quelques commandes sur mesure.

Établi de l’atelier avec des outils de tournassage, des éponges et des pièces en cours

Notre façon de travailler

On préfère une assiette qu’on utilise tous les jours à une pièce qu’on n’ose pas toucher.

Les formes sont simples, parfois un peu décalées ; les couleurs, franches. L’idée est qu’une pièce de l’atelier trouve sa place aussi bien sur une table de tous les jours que sur une étagère où on la regarde.

Tout est fait ici : le tournage, le modelage, l’émaillage, les cuissons. Cette échelle nous permet de contrôler chaque étape, de reprendre une série qui ne nous convient pas et de dire franchement ce qui est réussi ou non.

Outils de tournassage en bois et en métal alignés sur une serviette
Étagères de biscuits blancs en attente d’émaillage

Qui se cache derrière sxeseis ?

Une céramiste qui pense les objets pour la vraie vie.

sxeseis est porté par une céramiste qui suit chaque pièce, du bloc de terre au dernier contrôle après cuisson. Le travail se construit dans un aller-retour constant entre le tour, le modelage, les essais d’émail et ce que les objets deviennent une fois posés sur une table.

Son approche est volontairement simple : des formes lisibles, des couleurs franches et des détails qui rendent l’usage plus agréable. Une assiette doit pouvoir revenir tous les jours sur la table ; un vase doit tenir par sa présence, même sans fleurs. Les variations de la main et du feu ne sont pas effacées : elles donnent à chaque pièce son caractère.

Mains de la céramiste façonnant une pièce au tour
Essais d’émaux réalisés à l’atelier

Du bloc de terre à la table

Six étapes, quelques semaines

  1. La terre

    Nous travaillons un grès clair à chamotte fine : elle stabilise les pièces pendant le séchage et la cuisson tout en restant adaptée au tournage et aux formes fines. Chaque bloc est pesé, découpé et pétri pour chasser l’air.

    Mains de potier tournant un vase sur la girelle
  2. Le tournage et le modelage

    Centrer, ouvrir, monter. Les formes sont tournées à la main ; les plus libres sont modelées à la plaque ou au colombin.

  3. Le séchage

    Lent, à l’abri des courants d’air : plusieurs jours pendant lesquels la pièce perd son eau et se rétracte. Une pièce séchée trop vite se fissure.

    Étagères de pièces en terre crue et en biscuit
  4. Le biscuit

    Première cuisson autour de 1 000 °C : la terre devient dure mais reste poreuse, prête à recevoir l’émail.

  5. L’émaillage

    Les émaux sont testés sur des carreaux avant de toucher une pièce, puis appliqués à la main : trempé, versé, coulé.

    Carreaux d’essais d’émaux bordeaux, lilas et citron vert alignés sur une table
  6. La cuisson à 1 240 °C

    Chaque fournée est ajustée selon les pièces, les émaux et le remplissage du four. La cuisson monte progressivement jusqu’à 1 240 °C, puis le four refroidit lentement avant son ouverture complète.

    Un four électrique que l’on charge de vases émaillés

Trois principes, sans slogan

  • Des séries courtes

    Cinq, douze, trente exemplaires par forme. Nous ne produisons que ce que nous pouvons suivre, de la terre au four.

  • Des émaux testés

    Chaque couleur passe par des carreaux d’essai avant d’approcher une pièce. Les variations qui subsistent sont assumées, jamais cachées.

  • Un atelier ouvert

    On y reçoit des élèves, des curieux, des clients. Montrer comment les pièces se font fait partie du métier.

Venez voir comment ça se passe

L’atelier se visite sur rendez-vous, et accueille des cours pour toutes et tous.